JPS HAÏTI

JPS HAÏTI

Partager

Le monde nous appartient

13/04/2026

DDERIVES POLICIÈRES EN HAÏTI : ENTRE ABUS D'AUTORITÉ ET NEGATION DES DROITS FONDAMENTAUX.

Dans tout État de droit, la légitimité de la force publique repose sur le respect strict des normes juridiques et des droits fondamentaux. La mission de la police n’est ni ambiguë ni facultative : elle consiste à protéger les citoyens, garantir l’ordre public et servir la loi. Toute déviation de cette mission constitue une faute grave engageant la responsabilité de son auteur et, par extension, celle de l’institution.

Or, la réalité observée en Haïti, notamment à Jacmel, révèle des pratiques profondément inquiétantes. En effet, dans un cas concret, un praticien du droit a simplement rappelé à un jeune policier le fondement de sa mission : « protéger et servir ». Ce rappel, parfaitement légitime et conforme à la liberté d’expression, a suscité une réaction d’une violence inouïe.

Le policier, abusant de son autorité, a procédé à une agression physique caractérisée, blessant la victime, avant de l’arrêter arbitrairement et de le placer en garde à vue. Plus grave encore, pour recouvrer sa liberté, la victime , malgré les violences physiques et morales subies a été contrainte, sur instruction de Me. JEAN BATTA GIRONO FEGUENS , de rédiger une lettre d’excuses à l’attention de l’institution qui venait précisément de violer ses droits.

Une telle situation soulève des violations flagrantes : atteinte à l’intégrité physique et morale de la personne, arrestation et détention arbitraires, abus d’autorité, contrainte morale assimilable à une forme de pression illégitime.

Dès lors, une série de questions fondamentales s’impose :
Est-ce là la mission d’une institution censée protéger la population ? La loi haïtienne autorise-t-elle de telles pratiques ? Où se situe la frontière entre maintien de l’ordre et oppression ? Et surtout, où est passée la vigilance de l’opinion publique ainsi que la garantie effective des droits de l’homme ?

Le silence face à de tels agissements équivaut à une forme de tolérance implicite. Or, aucune société ne peut prétendre à la justice lorsque ceux qui sont chargés de la faire respecter deviennent eux-mêmes auteurs de violations.

Il appartient donc aux autorités compétentes de diligenter sans délai des enquêtes indépendantes, de sanctionner les responsables et de rétablir l’autorité de la loi. Par ailleurs, une réforme profonde de la formation des jeunes policiers s’impose, axée sur le respect des droits humains, la déontologie et la maîtrise de l’usage de la force.
Car une police qui brutalise au lieu de protéger, qui intimide au lieu de servir, cesse d’être un pilier de l’État pour devenir une menace pour les libertés publiques.

Vos témoignages vos avis sont importantes la population Haïtienne.

# # # # #

08/03/2026

La Journée internationale des droits des femmes n’est pas seulement une date inscrite au calendrier : elle est une mémoire vivante, un hommage profond rendu à celles qui, depuis l’aube de l’humanité, portent le monde avec une force silencieuse et une dignité souveraine.

En ce jour consacré à la femme, la pensée humaine s’incline avec respect devant cette présence mystérieuse et essentielle qui, depuis l’origine des temps, irrigue la vie de sa tendresse et de sa persévérance.

La femme n’est pas seulement celle qui donne naissance ; elle est aussi celle qui nourrit l’espérance, qui console les douleurs invisibles et qui élève l’humanité vers plus de lumière. Dans la discrétion de ses sacrifices comme dans la grandeur de ses combats, elle demeure une force tranquille, une architecture secrète sur laquelle repose l’équilibre du monde.

Elle est la douceur qui apaise les tempêtes du cœur, mais aussi le courage qui se dresse lorsque l’injustice menace la dignité humaine. À travers les siècles, malgré les chaînes de l’incompréhension et les ombres de l’inégalité, la femme n’a cessé de se relever, de marcher, et d’éclairer le chemin de la civilisation.

En elle réside une sagesse ancienne, presque sacrée : celle de transformer la douleur en espérance, la fragilité apparente en puissance morale, et les blessures du temps en leçons d’humanité.

Ainsi, en cette Journée internationale des droits des femmes, que notre reconnaissance ne soit pas seulement un mot prononcé, mais une conviction profonde. Car honorer la femme, c’est honorer la vie elle-même, la justice, et la promesse d’un avenir plus humain.

Que chaque femme se souvienne aujourd’hui qu’elle n’est pas seulement une présence dans le monde : elle en est l’une des plus belles raisons.

Pour toutes les femmes courageuses, je vous aime!!! Le monde vous appartient.
# # # # # # # .

30/01/2026

L' ARGENT DU POLITICIEN ET LE BONHEUR DU COLLECTIF

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il enlève beaucoup de problèmes et c’est précisément pour cela qu’il devient, entre des mains sans conscience, une arme redoutable.

Dans l’idéal républicain, l’argent public devrait être un outil de réparation : réparer les routes de la misère, colmater les brèches de l’injustice sociale, irriguer les terres sèches de l’éducation et de la santé.

Mais dans les États affaiblis par l’absence de morale politique, il se transforme en butin. La caisse de l’État n’est plus un bien commun, elle devient une proie. Et les politiciens sans conscience ne gouvernent plus : ils apprivoisent, pillent, dévorent.

Ces hommes-là ne cherchent pas le bonheur du peuple, car ils savent que le bonheur ne s’achète pas. Ils cherchent mieux : le confort, l’impunité, le luxe qui anesthésie la honte et fait taire la faim de l’autre.

Pour eux, l’argent ne sert pas à résoudre les problèmes collectifs, mais à effacer les leurs. Il paie le silence, achète les loyautés fragiles, corrompt les institutions et maquille l’injustice sous des discours creux.

L’avidité devient alors une méthode de gouvernance. On vole non par nécessité, mais par habitude. On détourne non pour survivre, mais pour dominer. Plus l’État s’appauvrit, plus leurs comptes s’enrichissent ; plus le peuple souffre, plus leurs privilèges s’élargissent.

La corruption n’est plus une déviance : elle devient une culture, un langage commun entre initiés du pouvoir. ET pendant que l’homme politique sans conscience empile les chiffres dans des banques lointaines, le citoyen, lui, empile les problèmes : chômage, insécurité, écoles délabrées, hôpitaux sans moyens.

L’argent qui devait enlever ces problèmes a changé de camp. Il a déserté la rue pour les villas, les bureaux climatisés, les comptes offshore. Il n’enlève plus les problèmes du peuple ; il les multiplie.

Car l’argent, mal acquis, ne crée jamais le bonheur collectif. Il crée des îlots de richesse dans des océans de pauvreté, des élites coupées du réel, des dirigeants sourds aux cris qu’ils ont appris à ignorer.
★ Là où la conscience s’effondre, l’État se vide de son âme, et la politique devient un commerce sans éthique.★

Ainsi, si l’argent ne fait pas le bonheur, il révèle pourtant les âmes. Entre les mains d’un homme intègre, il devient un levier de justice. Entre les mains d’un politicien sans conscience, il devient le symbole le plus brutal de la trahison nationale : le vol organisé de l’espoir collectif.

# # # # # # # # # # .
BONJOUR LE MONDE

27/01/2026

UN HOMME SAGE NE SE SOUMET PAS AUX CIRCONSTANCES

Un homme sage ne se soumet pas aux circonstances, car il sait que les événements, si puissants qu’ils paraissent, ne constituent jamais une autorité morale. Les circonstances passent, se transforment, se contredisent parfois ; la conscience, elle, demeure, lorsque l’homme a su l’élever au rang de boussole intérieure.

Se soumettre aux circonstances, c’est accepter que l’accident gouverne l’essentiel, que l’éphémère dicte la loi du durable, et que l’urgence du présent efface la lente construction de soi.

La sagesse ne consiste pas à nier la force du réel, mais à refuser qu’il devienne tyrannique. L’homme sage regarde le monde tel qu’il est, sans illusion ni fuite, mais il se garde de confondre nécessité et fatalité. Il sait que tout ce qui arrive n’est pas légitime, et que tout ce qui s’impose n’est pas juste.

Ainsi, face à l’adversité, il ne s’incline pas par faiblesse, ni ne se révolte par aveuglement ; il choisit la voie plus exigeante du discernement, cette faculté rare qui permet de distinguer ce qui doit être accepté de ce qui doit être transformé.

Les circonstances, souvent, tentent l’homme par la facilité : elles lui offrent des excuses, des alibis, des raisons commodes de renoncer à ses principes. Mais la sagesse réside précisément dans ce refus tranquille de la compromission.

L’homme sage comprend que céder une fois, au nom de la nécessité, ouvre la porte à des renoncements sans fin. Il préfère l’inconfort de la fidélité à soi-même au confort trompeur de l’adaptation servile. Car il sait que l’homme qui s’ajuste à tout finit par ne plus ressembler à rien.

Dans les temps de trouble, lorsque l’injustice se pare du masque de la normalité, la sagesse devient résistance silencieuse. Résister ne signifie pas toujours combattre ; parfois, c’est simplement demeurer droit, quand tout incite à se courber.

C’est refuser de penser comme la foule lorsque la foule se trompe, refuser de parler lorsque la parole est corrompue, refuser d’agir lorsque l’action trahirait l’essentiel. Cette retenue, loin d’être une faiblesse, est la forme la plus haute du courage intérieur.

Un homme sage sait également que les circonstances éprouvent davantage qu’elles ne déterminent. Elles révèlent ce que l’homme porte en lui : la peur ou la force, la résignation ou l’espérance, la bassesse ou la dignité.

Là où l’homme ordinaire se définit par ce qui lui arrive, l’homme sage se définit par la manière dont il y répond. Il ne laisse pas le chaos du monde envahir l’ordre de son âme, convaincu que la véritable liberté ne réside pas dans la maîtrise des événements, mais dans la maîtrise de soi.

Ainsi, l’homme sage avance dans un monde incertain sans s’y dissoudre. Il accepte les limites que la réalité impose, mais il n’abandonne jamais celles qu’il s’est fixées. Car au-delà des circonstances, il existe une exigence plus haute : celle de rester fidèle à sa conscience. Et c’est précisément dans cette fidélité, souvent invisible et silencieuse, que se manifeste la véritable grandeur de l’homme.

# # # # # # # # # # #

16/01/2026

LE SYNDROME DE RAYNAUD

Le syndrome de Raynaud est un problème de circulation du sang. Il touche surtout les doigts et parfois les orteils. Quand il fait froid ou quand une personne est stressée, les vaisseaux sanguins se resserrent trop. Le sang circule alors mal.

À cause de cela, les doigts deviennent blancs, bleus ou rouges. Ils peuvent être froids, douloureux ou engourdis. Quand le sang revient, une sensation de picotement peut apparaître.

IL EXISTE DEUX TYPES DE SYNDROME DE RAYNAUD :

le Raynaud primaire, qui n’est pas grave et n’est pas lié à une autre maladie
;
le Raynaud secondaire, qui peut être causé par certaines maladies plus sérieuses.

Pour vivre avec ce syndrome, il faut se protéger du froid, porter des gants et éviter le stress. Même s’il n’est pas toujours dangereux, le syndrome de Raynaud mérite attention.

POUR LA NATION.......
# # # # # # # # # # #

15/01/2026

REFUSER L'EFFORT, CONDAMNER L'AVENIR: QUAND L'INSTABILITÉ SCOLAIRE FRREINE LE CHANGEMENT EN HAÏTI.

En Haïti, et particulièrement à Jacmel, un constat s’impose avec inquiétude : certains élèves, confrontés à l’échec scolaire ou à des moyennes inacceptables, préfèrent changer d’établissement plutôt que de remettre en question leur rapport au travail et à l’étude.

Les justifications varient, mais le discours demeure presque identique : « cette école est trop stricte », « on n’y comprend rien », « les professeurs sont trop exigeants », « j'aime pas la manière on enseigne dans cette école». Derrière ces propos se cache souvent une vérité dérangeante : le refus de l’effort intellectuel et de la discipline scolaire.

L’échec, pourtant, fait partie intégrante du processus éducatif. Il devrait être un signal d’alerte, une invitation à travailler davantage, à revoir ses méthodes et à se renforcer intellectuellement. Mais chez certains jeunes jacmeliens, l’échec est perçu comme une injustice infligée par l’institution scolaire.

Au lieu de redoubler d’ardeur, ils choisissent la fuite : changer d’école devient une échappatoire commode, un moyen d’effacer un bulletin jugé humiliant sans corriger les causes profondes du problème.

Cette attitude n’est pas sans conséquences pour l’avenir du pays. Si Haïti aspire à un changement durable, celui-ci doit nécessairement prendre racine à la base, dans la formation rigoureuse des élèves.

On ne reconstruit pas une nation avec la facilité, la complaisance ou la peur de l’exigence. Le progrès repose sur des citoyens capables de persévérance, de discipline et de sens critique , des qualités que seule une école exigeante peut véritablement cultiver.

Il convient également d’interroger la responsabilité des parents et des tuteurs. En acceptant sans réserve les changements d’école motivés par de simples difficultés scolaires, ils renforcent chez l’enfant l’idée que l’effort est optionnel et que toute contrainte est abusive.

Or, l’éducation est un processus de long terme, qui exige accompagnement, patience et parfois fermeté. Protéger un enfant de toute frustration scolaire, c’est souvent le préparer à de plus grandes désillusions sociales.

Certes, toute rigueur n’est pas automatiquement synonyme de qualité. Une école peut être injuste, mal organisée ou défaillante. Mais confondre discipline et oppression est une erreur grave.

La rigueur pédagogique vise à structurer l’élève, à l’endurcir face aux défis intellectuels et à l’armer pour la vie citoyenne. Sans elle, l’école devient un simple lieu de passage, vidé de sa mission fondamentale.

En définitive, le changement d’école ne devrait jamais servir à masquer un manque de travail ou une moyenne inacceptable. Pour changer Haïti, il nous faut des élèves formés dès la base, capables d’assumer l’effort, d’accepter l’échec et de le transformer en moteur de progrès.

Croyez moi ou pas, c’est à ce prix seulement que Jacmel et le pays tout entier, pourra espérer un avenir fondé sur un changement réel, durable et responsable.

POUR LA NATION,..,.,,,.,

# # # # # # # # # # .

12/01/2026

HAÏTI, 16 ANS DE LUTTE DE SURVIVRE.

Du 12 janvier 2010 au 12 janvier 2026, seize années se sont écoulées depuis que la terre a tremblé et que le sol d’Haïti s’est ouvert comme une plaie. Le séisme n’a pas seulement renversé des murs ; il a fissuré les certitudes, dispersé les familles, endeuillé les communautés, atteint la mémoire même du pays.

Des cadres sont tombés, des professeurs se sont tus, des professionnels, des étudiants, des élèves ont été happés dans le silence abrupt de l’effondrement. Des institutions publiques et privées, piliers visibles de la cité, furent balayées comme des feuilles devant un vent sans visage.

Pourtant, au milieu des gravats visibles et invisibles, demeurent les vivants. Ceux et celles qui, par la grâce du Grand Architecte de l’Univers, ont traversé la nuit. Leur survie n’est pas seulement un fait biologique : elle est un appel.

Elle pose une question au droit, à la justice, à la responsabilité collective : que faisons-nous de la vie sauvée ? Quelle architecture juridique et morale érigerons-nous pour que la vulnérabilité ne soit pas le seul destin ?

Le séisme a rappelé avec une brutalité nue que la nature peut se faire juge sans appel. Mais il a aussi révélé que la véritable catastrophe naît quand le droit s’effondre avec les maisons : lorsque la dignité n’est plus protégée, lorsque les institutions cessent d’être le rempart des faibles, lorsque l’État oublie sa mission première, garantir la vie, la sécurité et l’espoir.

L’ébranlement de la terre a mis au jour l’ébranlement des normes : l’injustice structurelle, la précarité érigée en condition, l’inégalité devant le risque et devant le secours.

Seize ans après, les ruines matérielles se mêlent aux ruines juridiques et morales. Pourtant, sous la cendre du feu, quelque chose persiste : une volonté de droit, une exigence de justice, un refus de faire du malheur une fatalité.

Continuer de lutter, c’est refuser que la douleur devienne loi, c’est réclamer que le droit ne soit pas seulement écrit dans les codes, mais incarné dans la vie quotidienne : dans l’accès à l’éducation, au logement digne, aux soins, à la participation civique. C’est affirmer que la mémoire des morts fonde une obligation envers les vivants.

Le philosophe dirait que le séisme fut une épreuve de vérité : il nous a renvoyés à notre fragilité. Le juriste ajouterait qu’il nous lie par un devoir : transformer cette fragilité en raison d’agir, non en prétexte pour renoncer.

Car un peuple n’est vraiment debout que lorsque son droit protège les corps et reconnaît les larmes, lorsque la justice ne se contente pas de consoler, mais répare et prévient.

Ainsi, de 2010 à 2026, le temps n’efface pas ; il appelle à répondre. À reconstruire des maisons, mais aussi des institutions. À rebâtir des routes, mais aussi la confiance dans la règle et dans la parole publique. À honorer les disparus non par des discours seulement, mais par des actes justes.

Chapeau, donc, à celles et ceux qui vivent encore : non pas comme de simples survivants, mais comme gardiens d’une promesse. Que sous la cendre demeurent les braises d’un avenir plus droit où la justice ne sera pas un espoir lointain, mais une pratique quotidienne, patiemment édifiée, pierre après pierre, loi après loi, geste après geste.

HAÏTI 16 ANS, HONNEUR ET RESPECT..........
# # # # # # # # # # # # # # # .

09/01/2026

HAÏTI, SOUS LA LUMIÈRE DES PAGES, SE LEVE LA NATION.

Ce ne sont pas les tonnerres des fusils qui fondent la durée d’un pays, mais la pluie fine des mots qui tombent dans les consciences. Les armes, brutales et brèves, déchirent le temps comme un éclair. Les livres, eux, patientent : ils s’ouvrent, ils respirent, ils travaillent en silence le cœur de celles et ceux qui les lisent. Ils n’érigent pas des remparts : ils élargissent l’âme.

Votre histoire, tissée de luttes, de courage et d’inépuisable dignité, ne cesse d’appeler la lumière. Cette lumière n’est pas seulement celle du soleil sur les mornes ; elle est celle des pages qui s’illuminent sous les doigts d’un enfant, d’une mère, d’un vieux sage à la porte d’une maison. Lire, c’est boire à la source qui ne se tarit pas : celle du savoir, de la poésie, de la lucidité qui délivre.

Un peuple qui lit ne s’agenouille pas devant l’ombre. Il nomme les choses, déchiffre ses blessures, reconnaît ses richesses invisibles. Il devient maître de sa parole et donc de son destin. Dans chaque livre s’ouvrent des chemins : vers la compréhension de soi, vers l’autre, vers l’avenir que l’on ose imaginer. La véritable domination n’est pas conquête de territoires, mais conquête de soi-même — victoire sur l’ignorance, la peur, le renoncement.

La jeunesse haïtienne, que les bibliothèques deviennent vos places publiques, que les cahiers soient vos tambours, que la lecture soit votre pain quotidien. Car les pages nourrissent comme les fruits mûrs, et les mots, quand ils circulent de bouche en bouche, sèment des semences de renaissance. Les nations ne s’édifient pas à la pointe de l’acier : elles se construisent à la pointe du crayon. Et c’est dans le murmure d’un livre ouvert que se prépare, déjà, votre demain.

# # # # # # # #

03/01/2026

Arrêter un président en exercice : quand la force prétend se substituer au droit

Il est des actes qui, sous couvert de justice, révèlent en réalité la fragilité morale de l’ordre international contemporain. L’arrestation annoncée du président vénézuélien, si elle s’est opérée en dehors de tout cadre juridictionnel international légitime, ne relève ni du courage politique ni de la lutte contre l’impunité. Elle s’apparente plutôt à une dérive grave : celle d’un monde où la force tente de se déguiser en droit.

Car le droit international n’est pas une variable d’ajustement idéologique. Il repose sur des principes clairs, patiemment construits après les grandes tragédies du XXᵉ siècle, afin d’éviter que les relations entre États ne sombrent à nouveau dans l’arbitraire et la loi du plus fort.

En vertu du droit international coutumier, confirmé par la Cour internationale de Justice dans l’affaire du Mandat d’arrêt (2002), un chef d’État en exercice bénéficie d’une immunité personnelle totale. Cette immunité n’est ni un privilège personnel ni une approbation morale de son action politique ; elle est une garantie institutionnelle destinée à protéger la souveraineté des États et la stabilité des relations internationales.

Arrêter un président en fonction, sans mandat d’une juridiction internationale compétente, c’est violer frontalement la Charte des Nations Unies, notamment ses articles 2 §1 et 2 §7, qui consacrent l’égalité souveraine des États et l’interdiction de toute ingérence dans leurs affaires internes. C’est transformer l’ordre juridique international en un champ de bataille politique.

Certains invoquent la justice pénale internationale pour justifier l’injustifiable. Mais la Cour pénale internationale, par l’article 27 de son Statut de Rome, ne lève l’immunité des chefs d’État que dans un cadre strictement défini : compétence reconnue, procédure régulière, mandat légal. En dehors de ce cadre, toute arrestation devient une détention arbitraire, voire un kidnapping international, quelle que soit la rhétorique employée pour la maquiller.

Le danger est immense. Aujourd’hui le Venezuela ; demain, quel autre État jugé politiquement indésirable ? Lorsque le droit cesse d’être universel pour devenir sélectif, il perd toute légitimité. La justice internationale ne peut être crédible si elle ne s’applique qu’aux faibles tout en épargnant les puissants.

Il ne s’agit pas ici de défendre un homme, encore moins un régime. Il s’agit de défendre un principe : nul ordre international stable ne peut survivre si l’on banalise la violation de la souveraineté et des règles fondamentales du droit. La fin ne justifie pas les moyens, surtout lorsque ces moyens détruisent les fondements mêmes de la légalité qu’ils prétendent servir.

L’arrestation illégale d’un chef d’État en exercice n’est pas un progrès pour la justice mondiale. C’est un recul dangereux, un précédent toxique, une brèche ouverte dans l’édifice déjà fragile du droit international. Et l’histoire nous l’a appris à maintes reprises : lorsque le droit se tait, la violence ne tarde jamais à parler.

Que le monde prenne ........
# # . # # #

01/01/2026

Haïti, entre mémoire fondatrice et vertige du présent

Le 1er janvier 1804 demeure, dans la conscience universelle, une date matricielle : celle où un peuple enchaîné sut briser le joug de l’oppression pour s’ériger en nation libre. Nos héros fondateurs, porteurs de nos fardeaux et témoins de l’extrême saacrifice, ont affronté l’inimaginable afin d’arracher Haïti aux ténèbres de l’esclavage. Ils ne libérèrent pas seulement une terre, mais une idée : celle de la dignité humaine érigée en principe absolu.. Il n’y a pas de peuple sans mémoire, pas de mémoire sans dignité ,écrivait Aimé Césaire .

Pourtant, plus de deux siècles après l’acte fondateur, une amère désillusion traverse l’âme nationale. L’esclavage d’hier, imposé par des puissances étrangères, semble avoir cédé la place à une servitude plus insidieuse, exercée par nos propres concitoyens investis du pouvoir politique. Ce n’est plus la chaîne visible qui entrave le peuple, mais la corruption systémique, l’avidité décomplexée et l’indifférence morale. L’État, au lieu d’être le vecteur de cohésion et de justice, apparaît trop souvent comme l’instrument d’intérêts particuliers, préoccupés davantage par l’accumulation des richesses que par la consolidation du tissu social haïtien. Ainsi, la population est maintenue dans une misère chronique, dont les causes sont perpétuellement renouvelées par ceux-là mêmes qui prétendent gouverner.

Dès lors, une question vertigineuse s’impose : quel avenir pour les années à venir ? Chaque cycle annuel semble s’ouvrir sous le signe de l’incertitude, voire de l’effritement. La nation chancelle, l’éducation nationale se fragilise, le développement durable se réduit à un slogan vidé de substance, et la justice sociale paraît perdre, jour après jour, son sens normatif et moral. Le présent semble suspendu entre un passé glorieux et un futur sans contours, comme si l’histoire hésitait à poursuivre son cours.

Face à cette dérive, l’appel au spirituel devient une supplique existentielle. Il nous faut invoquer le Grand Architecte de l’Univers, non comme une échappatoire mystique, mais comme un rappel à l’ordre intérieur. Car aucune renaissance collective n’est possible sans une conversion intime des consciences. Il s’agit de réapprendre à ressentir, à penser et à agir autrement, afin d’extirper le pays de l’abîme dans lequel il s’enlise. En nous avertissant déjà que : la plus grande perte dans les temps de crise, c’est la perte du sens .

En ce 1er janvier 2026, le jour se lève sous un ciel froid, sombre et mélancolique, comme si la nature elle-même reflétait l’état de l’âme haïtienne. Pourtant, malgré la gravité de l’heure, l’espoir ne saurait être totalement aboli. Il subsiste, fragile mais tenace, dans la volonté de préserver notre dignité en tant que peuple noir et en tant qu’êtres humains à part entière, détenteurs de droits au sein de la communauté des mortels. Puisse l’avenir nous combler de lucidité, de compétence et de courage, afin d’affronter nos maux avec responsabilité et discernement. Bonne année au peuple haïtien : à ceux qui vivent pleinement, dans la conscience et l’engagement, comme à ceux qui errent encore, tels des morts ambulants, dans l’ombre de la résignation.

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2026 À TOUS ET À TOUTES.
# # # # # # # # # # .

BISOUS

Vous voulez que votre école soit école la plus cotée à Jacmel ?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Emplacement

Téléphone

Site Web

Adresse

Jacmel
Jacmel