Parent Autrement

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Sonia | Autisme et TND | Consultante

Accompagnements parentaux
Suivis enfants de 3 à 22 ans
Supervisions professionnelles
Ateliers · webinaires · formations
Présentiel · distanciel

11/06/2026

Un enfant avec TDAH peut vraiment avoir du mal à ranger sa chambre. Pas parce qu’il ne veut pas. Pas parce qu’il se moque de ce qu’on lui demande. Mais parce que “ranger sa chambre” est une consigne beaucoup plus complexe qu’elle en a l’air.

Pour ranger, l’enfant doit comprendre par quoi commencer, trier les objets, décider où les mettre, rester concentré malgré ce qu’il retrouve en chemin, ne pas se laisser happer par un jouet, un livre ou un souvenir, garder la consigne en tête, poursuivre une tâche peu motivante et aller jusqu’au bout.

Autrement dit, cette simple phrase demande énormément de fonctions exécutives : planification, organisation, mémoire de travail, attention, inhibition, initiation de l’action. Chez un enfant avec TDAH, ces fonctions peuvent être plus difficiles à mobiliser.

C’est pour cela qu’il peut rester planté au milieu de sa chambre sans rien faire. Ou commencer par ramasser un objet, puis se mettre à jouer avec. Ou ranger trois choses, puis oublier ce qu’il était censé faire. Ou dire “je ne sais pas” alors que, de l’extérieur, cela semble évident.

Et plus la chambre est chargée visuellement, plus la tâche devient difficile. L’enfant ne voit pas forcément “les vêtements”, “les livres”, “les jouets”. Il voit tout en même temps. Et ce “tout” peut devenir trop lourd à organiser dans sa tête.

Ce qui aide, ce n’est pas forcément de répéter “range ta chambre”. C’est souvent de rendre la tâche plus lisible.

Au lieu de dire : “Range ta chambre.”

On peut dire : “On commence par les vêtements. Mets-les dans le panier.”

Puis : “Maintenant, les livres sur l’étagère.”

Puis : “Les Lego dans la boîte.”

Une étape à la fois. Une catégorie à la fois. Un début clair.

Et parfois, l’enfant a aussi besoin qu’on commence avec lui. Pas pour faire à sa place. Mais pour l’aider à entrer dans l’action.

Parce que pour certains enfants avec TDAH, le plus difficile n’est pas seulement de ranger. C’est de réussir à commencer.

Photos from Parent Autrement's post 31/05/2026

On dit qu’il faut un village pour élever un enfant.

Beaucoup de mamans aidantes, ces mères d’enfants (petits et grands) en situation de handicap, cherchent encore ce village.
Et certaines l’ont trouvé.

Mais toutes avancent, quoiqu’il arrive.

Alors à ces mères, à ces mamans aidantes, qui portent ce que toute une société aurait dû aider à porter, je vous souhaite une très belle fête des mères ❤️

30/05/2026

Pourquoi les promesses de solutions aux difficultés comportementales devraient-elles nous interroger ?

Lorsqu'un enfant crie, refuse, pleure, fuit une situation ou semble s'opposer, il est normal de vouloir que cela s'arrête.

Parce que ces comportements peuvent prendre beaucoup de place.

Ils peuvent épuiser l'enfant. Ils peuvent fragiliser la relation parent-enfant. Ils peuvent rendre les sorties plus difficiles. Ils peuvent peser sur la vie de famille, la fratrie ou le couple.

Il ne s'agit donc pas de minimiser ce que les parents vivent.

Pourtant, derrière un même comportement peuvent se cacher des réalités très différentes.

Un refus n'a pas toujours la même signification. Un cri n'a pas toujours la même origine. Une fuite n'a pas toujours la même fonction. Un comportement qui nous inquiète peut venir de réalités très différentes.

Un enfant peut ne pas comprendre ce qui est attendu. Il peut être dépassé par la tâche. Il peut ressentir une perte de contrôle importante. Il peut être en surcharge sensorielle ou émotionnelle. Il peut avoir du mal à communiquer autrement ce qu'il vit. Il peut manquer de prévisibilité. Il peut être fatigué, inquiet, douloureux ou déjà au-delà de ses capacités du moment.

Dans ces situations, le comportement est souvent un signal.

Un signal qu'il y a quelque chose à comprendre. Un signal que l'environnement demande peut-être trop. Un signal que l'enfant n'a pas encore les moyens de répondre autrement.

C'est aussi pour cette raison que je me méfie des promesses de solutions simples.

Parce qu'avant de chercher comment faire disparaître un comportement, il faut d'abord comprendre pourquoi il est présent.

Chercher uniquement à faire disparaître le comportement risque parfois de nous faire passer à côté de ce qu'il révèle.

La question n'est donc pas seulement :

« Comment faire pour que ce comportement cesse ? »

Mais aussi :

« Qu'est-ce que ce comportement nous apprend sur ce que vit l'enfant ? »

C'est souvent à partir de cette compréhension que les ajustements deviennent plus justes et plus durables.

28/05/2026

Je crois qu’il y a une douleur silencieuse propre aux parents aidants que beaucoup de personnes ne verront jamais.

Une fatigue tellement profonde qu’elle finit par se mélanger au corps. Au point de ne même plus se rappeler ce que ça fait de vivre sans tension, sans peur, sans cette sensation permanente d’avoir le cerveau en alerte.

Quand on est parent d’un enfant autiste, avec TDAH ou autre trouble du neurodéveloppement, on apprend à porter énormément. Les rendez-vous. Les nuits hachées. Les adaptations permanentes. Les dossiers MDPH qu’il faut remplir encore et encore comme si la souffrance devait constamment être prouvée pour être reconnue. Les réunions avec l’école. Les attentes interminables. Les regards. Les jugements. Cette impression de devoir se battre pour obtenir des choses qui devraient déjà être accessibles à son enfant.

Et malgré l’épuisement, il faut continuer à être le repère de son enfant. Continuer à rassurer alors qu’on s’effondre intérieurement. Continuer à tenir quand le corps supplie déjà depuis longtemps qu’on le laisse respirer un peu.

Mais je crois que ce qui détruit silencieusement beaucoup de parents, c’est aussi cette peur de l’avenir dont on parle si peu.

Parce qu’un jour, les enfants en situation de handicap deviennent adultes. Et beaucoup de familles découvrent alors une réalité brutale : moins d’accompagnement, moins d’aide, moins de solutions.

Alors certains parents vieillissent avec une question qui leur brise le cœur :

“Qui prendra soin de mon enfant quand je ne serai plus là ?”

Et je crois qu’il n’existe probablement pas beaucoup de douleurs plus déchirantes pour un parent.

Alors parfois, tout finit par sortir d’un coup. Un rire nerveux qui se transforme en larmes. Parce qu’aucun être humain n’est censé porter autant aussi longtemps.

27/05/2026

Félicitations à Lynda Fekiri, présidente de l’association All Inclusive, pour ce trophée national de la solidarité.

Cette récompense est une très belle reconnaissance du travail immense accompli depuis des années auprès des personnes autistes et de leurs familles.
Derrière ce trophée, il y a un engagement quotidien, beaucoup d’énergie, de persévérance, des projets portés avec conviction, des familles soutenues dans des moments parfois très difficiles, et une vraie volonté de faire évoluer les regards et les accompagnements.

À travers All Inclusive, de nombreuses personnes ont pu se sentir comprises, écoutées et moins seules face aux difficultés qu’elles traversent.
Ce type de reconnaissance est important, parce qu’il met en lumière un engagement profondément humain et précieux pour énormément de familles.

Une récompense largement méritée❤️

Photos from Parent Autrement's post 25/05/2026

Ce nouvel accompagnement en intégration des réflexes archaïques s’adresse aux enfants et adolescents autistes ou ayant d’autres troubles neurodéveloppementaux.

Les séances ont lieu uniquement en présentiel à Vigneux-sur-Seine (Essonne).

L’accompagnement se construit à partir des besoins concrets de l’enfant et de son quotidien, en travaillant objectif par objectif.

Déroulement de l’accompagnement :

Bilan de départ (45 min à 1h)
Temps d’échange autour des difficultés rencontrées au quotidien (attention, émotions, motricité, régulation…).

Un objectif précis est défini puis des tests ciblés permettent d’observer certains réflexes encore actifs et la manière dont le corps réagit.

Mise en place des mouvements
Des mouvements spécifiques, doux et progressifs sont proposés selon l’approche RMTi®.

Les parents pratiquent directement pendant la séance afin d’intégrer les gestes.

Transmission aux parents
Des consignes simples et adaptées au quotidien sont proposées.

Les exercices sont filmés afin de pouvoir être reproduits à la maison.

Pratique à la maison
Les mouvements sont réalisés environ 5 fois par semaine pendant 10 à 15 minutes par jour.

La régularité joue un rôle important dans l’évolution de l’enfant.

Appel de suivi
Un point est réalisé à mi-parcours afin d’ajuster les mouvements si nécessaire et répondre aux questions.

Bilan et ajustements
Une seconde séance est proposée environ 4 à 5 semaines plus t**d afin d’évaluer les évolutions et définir la suite de l’accompagnement.

Chaque séance se déroule avec l’enfant, en respectant son rythme, ses capacités et son fonctionnement.

Plus d’informations et prise de rendez-vous :

https://www.parentautrement.com/reflexes-archaiques

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