CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage

CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage

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Le CRAL est une Unité Mixte de Recherches CNRS-EHESS (UMR8566) qui se consacre à l’étude des arts

Le CRAL regroupe des littéraires, des historiens de l’art, des musicologues, des philosophes, des linguistes et des sociologues de l’art et de la littérature qui collaborent dans une perspective interdisciplinaire. Il inclut :
- 4 axes de recherche : Textes et littératures / Images et histoire de l'art / Sons et musique / Esthétique, valeurs et représentations

18/06/2026

IRENCONTRESI Entretiens de la r***e Po&sie avec Jacques Rancière et pour Po&sie : Martin Rueff et Tiphaine Samoyault, à la Maison de la poésie, 157, rue Saint-Martin, 75003 Paris, samedi 20 juin 2026 à 16h.

Présentation
Jacques Rancière, Les écarts du poème

Dans Révoltes logiques, La Parole ouvrière, 1830- 1851 (1976) et dans La nuit des prolétaires (1981), Jacques Rancière trouve les poèmes là où d’autres pensent qu’on ne les trouve pas, qu’on ne les écrit pas, qu’on ne les lit pas. Ainsi, il fait leur part aux poèmes. Depuis cinquante ans, il transforme une question qui obsède la philosophie et les arts : la politique de la littérature. Or, cette transformation opérée au fil de ses théories, de ses études et de ses interventions se réclame de la poétique et affecte notre lecture de la poésie. Elle ménage des écarts. Rancière lit les poètes (de Wordsworth à Mandelstam, de Whitman et Rilke à Philippe Beck), étudie des poèmes, considère la poésie. La r***e Po&sie l’interrogera sur ce triple. On demandera avec Jacques Rancière : « que font les poètes, qu’entendent-ils des noms de la communauté ? ».

École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

16/06/2026

ISOUTENANCEI Louise Behe soutiendra sa thèse intitulée « Les mises en relief : diversité ou unité ? Étude sémantique de quelques marqueurs "intensifs" », demain mercredi 17 juin 2026 à 14h, à l’EHESS, en salle A07_37 (54 bd Raspail, 75006 Paris, bâtiment A, 7e étage)
Les personnes qui souhaitent assister à la soutenance sont invitées à se rapprocher de la candidate : louise.behe(((@)))ehess.fr

Jury :
• Mme Marion Carel (Directrice de thèse), EHESS
• Mme Anouch Bourmayan, Sorbonne Université
• M. Marco Fasciolo, Sorbonne Université
• M. Jan Goes, Université d’Artois
• M. Jacques Jayez, ENS Lyon
• Mme Corinne Rossari, Université de Neuchâtel

Résumé de la thèse :

Cette thèse propose de s’interroger sur un phénomène au cœur de nombreuses théories linguistiques, généralement considéré comme le reflet d’une relation d’ordre sémantiquement ou pragmatiquement construite au sein d’un énoncé : le phénomène « intensif ». En effet, c’est bien la gradualité qui régit le sens des énoncés étudiés par la logique floue et qui permet de délimiter l’appartenance des items à leur catégorie dans la théorie du prototype ; c’est elle qui constitue selon les structuralistes un paramètre structurant du système langue ; c’est elle qui est à la base de la relation entre argument et conclusion dans la théorie argumentative des Topoï. Pourtant, ce phénomène « intensif » est difficilement délimité, et semble difficilement délimitable. Critique de la conception du phénomène « intensif » comme relevant d’une unique relation d’ordre, nous faisons l’hypothèse, qu’il résulte d’une contrainte sur la détermination des termes argumentativement importants au sein des énoncés – influant ainsi sur le sens des contenus posés. Nous confrontons cette hypothèse à l’étude de trois opérateurs : même, très, et les antéposés vrai, pauvre, simple, pur, et brave. Nous utilisons pour ce faire la Théorie des Blocs Sémantiques, qui nous permet de proposer une analyse de ces marqueurs de la mise en relief – terme qui n’introduit pas de présupposés particuliers quant à la nature du phénomène, bien que supposant toutefois son unité – sans mobiliser la variation graduelle comme outil théorique.
Nous identifions plusieurs phénomènes. Tout d’abord, une opération introduite par très, même, et d’autres opérateurs traditionnellement considérés comme « intensifs » : la caractérisation. Observable grâce à notre outil théorique – qui distingue plusieurs rôles au sein de l’énoncé – la caractérisation est une opération qui contraint le(s) segment(s) sur le(s)quel(s) « porte » le marqueur à prendre un certain rôle dans la construction du contenu posé de l’énoncé. Nous identifions également des phénomènes dont l’effet peut parfois ressembler à l’instruction que donne la caractérisation : c’est ainsi que fonctionnent vrai, pauvre, pur, simple et brave en antéposition. Nous identifions enfin un phénomène de cohésion textuelle, permis par l’emploi de même : le co-pointage.
Nos descriptions nous permettent de distinguer de multiples explications du « sentiment d’intensité », variables selon l’opérateur considéré. C’est à la caractérisation que nous imputons celui associé à l’adverbe très – dépendant alors de la manière dont le contenu posé par l’énoncé est montré se construisant. Pour ce qui est de même, trois hypothèses sont envisageables : la caractérisation ; la contrainte présuppositionnelle que cette caractérisation introduit ; mais également le co-pointage, permettant de développer de deux manières différentes la signification d’une forme linguistique particulière. Enfin, vrai, pauvre, pur, simple et brave n’introduiraient de « sentiment d’intensité » que lorsque leur effet ressemble à l’instruction donnée par très. Dans certains cas, toutefois, ce « sentiment d’intensité » imputable à leur ressemblance à la caractérisation se couplerait avec une contrainte particulière sur les présupposés argumentatifs. Par ailleurs, nous identifions certains termes qui disent l’excès ou l’abus – ce qui serait pris, lorsqu’ils sont évoqués en discours, pour de l’intensité. Cela nous permet alors de conclure sur la nature du phénomène de mise en relief : tout comme la distinction entre le fonctionnement de nos trois marqueurs, la distinction entre plusieurs sources potentielles du « sentiment d’intensité » nous permet de conclure qu’il n’existe pas un unique phénomène de mise en relief mais plusieurs phénomènes pouvant introduire ce sentiment, dont la nature peut être imputée à divers paramètres. Nous abandonnons donc cette étiquette unifiante n’ayant pas lieu d’être, au profit des phénomènes que nous avons identifiés : la caractérisation, l’internalisation, l’excès dit ou pointé.

16/06/2026

IRENCONTRES SCIENTIFIQUESI Le séminaire d’été du Fonds Ricœur 2026 consacré à « la question de l'imagination chez Ricœur » a commencé hier et se déroulera toute la semaine.

Demain mercredi 17 juin 2026, Marielle Macé, théoricienne de littérature au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage interviendra en dialogue avec Olivier Abel sur le thème « Imaginer ce qui est », lors de la plénière.
Horaire : 17h45 – 19h15.
Lieu : Fonds Ricœur, amphithéâtre, 83 boulevard Arago, 75014 Paris.

Voir le programme complet du séminaire d’été édition 2026 : https://cral.ehess.fr/evenement/seminaire-dete-du-fonds-ricoeur-2026-la-question-de-limagination-chez-ricoeur`

Photos from CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage's post 12/06/2026

IEXPOSITIONI Le duo d'artistes Benoit+Bo exposent actuellement à Bruxelles - Expo 2025 Osaka, Kansai : Happy Heads Mask Project - Du 9 au 13 juin 2026.

Bo (Dongbo GUO) est également doctorant au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

Informations
https://cral.ehess.fr/evenement/expo-2025-osaka-kansai-happy-heads-mask-project-une-exposition-de-benoit-bo

Benoit+Bo se rencontrent en 2002 à Tianjin, durant l'Année du Cheval d'eau. Dès le départ, leur parcours artistique se construit autour d'un dialogue entre l'Europe et l'Asie, entre traditions populaires et transformations contemporaines. Le calendrier astrologique chinois devient un fil symbolique qui relie lieux, souvenirs et rencontres à travers le temps.

Dans leurs premières années à Tianjin puis à Pékin, ils développent des performances photographiques dans des paysages urbains en construction, apparaissant maquillés comme des acteurs d'opéra chinois ou des figures pop. Plus t**d, ils créent les Love Maps, des cartographies émotionnelles inspirées de la Carte du Tendre du XVIle siècle, où la ville devient un espace de mémoire, de désir et de réflexion politique.

Un tournant majeur survient en 2011 à Hong Kong, lorsqu'ils découvrent les masques du théâtre populaire chinois. Ces masques deviennent la base de Happy Heads. Grâce au masque, l'identité devient fluide, collective et ouverte à la réinvention.

En 2025, invités par l'Union européenne à l'Expo d'Osaka, Happy Heads devient un vaste projet de performance artistique collective. Visiteurs et exposants portent librement les masques dans l'Expo, tandis que deux sculptures gonflables monumentales devant les pavillons de l'UE et du Portugal transforment l'espace public en un repère ludique de dialogue, de mémoire et d'imaginaire partagé.

11/06/2026

ISEMINAIRE DU CRAL I SÉMINAIRE DU CRAL - Mardi 16 juin 2026 - 12h15 à 14h, coordonné par Tiphaine Samoyault et Charlotte Foucher Zarmanian.
Interventions de Saurabh Dube, Professeur-chercheur à El Colegio de México et Ish*ta Banerjee, Professeure-chercheuse à El Colegio de México sur le thème "A discussion on The Routledge Handbook of Subalterns across History (New York: Routledge, 2025)".
CRAL / EHESS, 12h15 à 14h - En mode hybride, présentiel au 54 Boulevard Raspail, Paris 6ème, salle B 2-18 (2e étage, bâtiment B) ou en visio conférence.

ABSTRACT
Subaltern Studies has marked both a major departure in South Asian studies and indexed broader shifts in the critical humanities and social sciences. This volume explores what it means today to set to work studies of subaltern subjects in our rapidly mutating social worlds.
This handbook spans diverse historical, ethnographic, and geopolitical spaces, drawing in the Antipodes and the Americas, Diasporas and Oceanic worlds, Africa and the Middle East, apart from Europe and many South Asias – overlapping arenas in which the “subaltern” continues to find distinct yet substantive articulations. It also seeks to meaningfully juxtapose practices and processes of gender and race; indigeneity and indenture; age and sexuality; slavery and apartheid; the Adivasi and the Dalit; settler-colonialisms and nations; nature and environment; caste and tribe; diaspora and blackness; capital and property; science and technology; media and cinema; the body and dance; heteronormativity and q***rness; state and governance; and politics and justice. In these ways, the study un-frames disciplinary boundaries and maps emergent terrains, exactly articulating pressing subjects and rethinking distinct subalternities.
This book is aimed at researchers, scholars, and advanced undergraduate and graduate students in the critical human sciences, especially history, anthropology, social theory, and cultural, gender, and literary studies.

Photos from CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage's post 08/06/2026

[JOURNÉE D'ÉTUDE] du séminaire Musique et politique: Les pouvoirs du son, organisée par Esteban Buch, CRAL, École des hautes études en sciences sociales (EHESS) au Campus Condorcet Paris-Aubervilliers.

https://cral.ehess.fr/evenement/journee-detudes-musique-et-politique-les-pouvoirs-du-son

PROGRAMME

JEUDI 11 JUIN 2026

14h30 Premier panel

Modération: Loréleï Nelle et Lisa Ramecourt

Anna Monnerat - Le pouvoir du son dans la transe gnawa féminine : entre guérison, spiritualité et autorité sociale
Thibaut Merklen - Musique et performance sportive : discipline du corps et gestion des émotions dans le sport
Cassandre Bouhours - La musique, le pouvoir de faire danser ? Enquêtes sur la musique et la mise en mouvement auprès de danseur.euses de danses sociales
Lucien Monnoyeur - La Miroiterie et La Bellevilloise, musique et processus urbain

16h30 pause

17h Second panel

Modération: Thibaut Merklen et Lucien Monnoyeur

Lisa Ramecourt - Les pouvoirs de la musique sur scène : amplification du propos théâtral ou pas de côté?
Melvyn Houssay - Musique et paysage : perspectives rythmanalytiques à l'horizon d'une écoute située
Raphaël De Vita - Les pouvoirs du son de Jimi Hendrix : Entre spiritualité, Technè et Blackness
Loréleï Nelle - Le son des voeux : rituels sonores et écoute q***r dans les arts sonores contemporains

Pot de clôture

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Graphisme flyer : Loreleï Nelle

Photos from CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage's post 04/06/2026

I OUVRAGE I« Allures dissidentes. Apparences q***r et représentation de soi » - Magali Le Men, Elizabeth Fischer et Klimte (dir.), Graphisme Adeline Mollard
art&fiction, 2026.
LIEN : https://artfiction.ch/produit/allures-dissidentes/

Magali Le Mens est actuellement en délégation au CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage / École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

EVÉNEMENT DE LANCEMENT EN FRANCE : 6 juin 2026 :
Présentation du livre « Allures dissidentes. Apparences q***r et représentation de soi » au Festival de l'histoire de l'art.Magali Le Mens participera à une table ronde autour du livre Allures dissidentes. Apparences q***r et représentation de soi, en compagnie d'Elizabeth Fischer, Mélody Tomas et Marvin M'toumo, le samedi 6 juin 2026 à 15h, dans le cadre du Festival de l'histoire de l'art, Fontainebleau. quartier Henri IV, salle à manger.

PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE

«Allures dissidentes» retrace l’histoire culturelle et matérielle des apparences du 19e siècle à aujourd’hui. Tous les jours, en nous habillant, en nous coiffant, en nous chaussant, nous créons, sans en avoir forcément conscience, des allures. Le livre aborde les stratégies historiques et actuelles de personnes q***r ou non, qui sortent des codes dominants et négocient avec les normes binaires occidentales. Portant son attention sur la Suisse, la Belgique, le Canada, la France métropolitaine, la Guadeloupe et la Réunion, cet ouvrage propose des articles de référence, en français, pour élargir un champ d’études encore dominé par les ressources anglophones. Ce livre n’est pas une encyclopédie qui enferme et fige les définitions, mais un patchwork de récits qui invite celleux qui s’intéressent à la mode, au genre et aux cultures q***r, à se saisir du contenu et à créer leur propre lecture.

Avec les contributions de Caroline Bem, Patrick Cardon, Étienne Chosson, Damien Delille, Marius Diserens, Elizabeth Fischer, Nathalie Garbely, Brandon Gercara, Catherine Gonnard, Werner Hirsch, Antoine Idier, Marine Kisiel, Klimte, Magali Le Mens, Jean-Yves Le Talec, Apolline Malevez, Rachel Mesch, Ben Miller, Floriane Fo Misslin, Victoria Pass, Amélie Puche, Félix Richefeux Lefrere, Joëlle Rouleau, Mélody Thomas, Matil Vanlint.

Cet ouvrage est issu du projet de recherche Q***r Attitudes, co-financé par la HEAD – Publishing et le Centre Maurice Chalumeau en Science des Sexualités – UNIGE.

03/06/2026

[APRÈS-MIDI D'ÉTUDE] le CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage et le Programme Handicap & Sociétés (EHESS)
vous invitent à la prochaine séance du cycle exploratoire Expériences langagières intitulée « Penser les voix, créer par le chant »

📅 Jeudi 11 juin 2026 de 14h à 17h30, suivi d'un moment convivial

📍 EHESS, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris
🧏 En français et en langue des signes française
Salle accessible aux PMR
Pour tout autre besoin en accessibilité : [email protected]
👉 Inscription libre mais obligatoire : https://forms.office.com/e/SiYgvQ2MFc

🔶 Présentation
La séance « Penser les voix, créer par le chant » du cycle exploratoire de recherche « Expériences langagières » explore des pratiques (de société, artistiques) qui articulent de façon expérimentale et singulière les rapports entre voix, corps et subjectivités.
Ces pratiques engagent les questions du genre (à partir de la voix contre-ténor, par exemple, dans une performance au croisement du chant lyrique, de la performance drag et du théâtre) ; du son (les Deaf Studies ayant permis de repenser la musique au-delà de l’« audiocentrisme », en valorisant la pluralité des expériences sensibles et expressives grâce à la pratique du chansigne) ; du soin (le chant comme médiateur relationnel et émotionnel dans la prise en soin des patients aphasiques en phase aiguë ; la fragilité vocale comme événement musical).
À travers ces explorations, l’après-midi d’études « Penser les voix, créer par le chant » ouvre la pensée des voix et le champ (ou le chant) de leurs expressions et de leurs possibilités dans plusieurs contextes, notamment de vulnérabilité.

Avec la participation de : Andrea Benvenuto (EHESS, CEMS), Marion Dupuis (CNRS, CRAL), Michel Gaches (Professeur de musique), Elène Golgevit (Artiste lyrique et Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse), Nicole Guinel (Orthophoniste et musicienne), Hugo Perina (Contreténor, comédien et docteur de l’EHESS), Tiphaine Samoyault (EHESS, CRAL), Olivier Schetrit (CNRS, CEMS, PHS)

🔶 Programme détaillé : https://cral.ehess.fr/evenement/penser-les-voix-creer-par-le-chant

Comité scientifique : Andrea Benvenuto (EHESS, CEMS), Marion Dupuis (CNRS, CRAL), Tiphaine Samoyault (EHESS, CRAL)

Coordination : Marion Dupuis (CNRS, CRAL)

Co-organisation: Camille Meier (PHS)

Organisé à l’ École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de 2024 à 2027, « Expériences langagières » est un cycle exploratoire de recherche porté par le Programme Handicap & Sociétés (PHS) de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et le CRAL - Centre de Recherches sur les Arts et le Langage avec le soutien du Centre d’Étude des Mouvements Sociaux (CEMS) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) pour observer en quoi la diversité des langues, des langages, et les manières de les pratiquer, bousculent les normes, les savoirs et les pratiques instituées. Voir moins

02/06/2026

I SOUTENANCE I Ombre Tarragnat soutiendra sa thèse intitulée « Autism and Animality. An Antispeciesist-Posthumanist Philosophy of Neurodiversity », le vendredi 5 juin 2026, À 14h, à l'EHESS, Campus Condorcet - bât. EHESS, salle 50 - Nicole Loraux, 2 Cours des Humanités 93300 Aubervilliers

Jury :
Mme Marta Segarra Montaner (Directrice de thèse), CNRS
Mme Hanna Meissner (Co-Directrice), Technische Universität Berlin
Mme Cecilia Asberg, Linköping University
M. Thierry Hoquet, Université Paris Nanterre
M. Michael Lundblad, University of Oslo

Résumé de la thèse :

Cette thèse examine l’intersection entre l’autisme et l’animalité dans une perspective philosophique. Elle propose une approche antispéciste-posthumaniste de la neurodiversité, démontrant la co-construction du spécisme et de la neuronormativité, la dialectique de l’humanisation et de l’animalisation dans l’humanisme, le rôle de l’animalité (autiste) comme altérité constitutive de l’humanité (typique), et la pertinence d’une revendication subversive de l’animalité autiste suivant un horizon de libération totale.
La première partie investigue la construction croisée des conceptions traditionnelles de l’humanité et de l’animalité avec diverses figures du handicap autistique (telles que la disharmonie, le désordre et le dysfonctionnement) dans la modernité-colonialité occidentale. À cette fin, les trois premiers chapitres s’appuient sur les cadres théoriques du posthumanisme critique et de l’approche dishumaine pour étudier les théories de Jakob von Uexküll, Kurt Goldstein et Arnold Gehlen. Ils proposent une méthodologie des lectures parasitaires, qui vise à interroger le rôle du handicap dans les généalogies des philosophies post/humanistes. La partie I révèle comment le handicap autistique est investi à la fois à travers des figures réprimées ou fétichisées de l’animalité et comme instrument de maintien de l’ordre social conservateur et in/humaniste, cristallisant ainsi certaines des tensions majeures d’une «modernité dishumaine ».

La seconde partie s’intéresse au rôle joué par l’animalité et par les animaux·ales non humain·es dans les études et le mouvement de la neurodiversité, là encore à la fois constitutif et marginalisé. Elle s’appuie sur la confrontation de cadres théoriques parfois opposés, à savoir les études animales critiques, l’éthologie philosophique et le posthumanisme féministe intersectionnel, mis en dialogue selon la méthodologie du « semer le trouble ». À travers un examen du rapport des études de la neurodiversité aux sciences de la vie, les trois derniers chapitres mettent en évidence les effets de l’humanisme dans l’histoire de l’autisme et dans le mouvement de la neurodiversité : la neurodiversité comme biodiversité sans animaux·ales non humain·es, le discours neurologique comme dispositif de bestialisation de la neurodivergence, et les modèles béhavioristes comme technologies de spéciation. Face à ces constats, la partie II propose un tournant plus-qu’humain et plus-que-neurologique dans les études de la neurodiversité, incarné par la perspective de l’éthodiversité. Avec ce qu’on appellera l’éthodivergence, il s’agit notamment de réinvestir la position de l’animalité autiste, de favoriser l’alliance des communautés autistes avec les animaux·ales non humain·es et de façonner des pratiques de coalitions entre mouvements antispécistes et neurodivergents.

02/06/2026

I MÉDIAS I André Gunthert "La morale du soupçon de l'IA visuelle"- à lire sur AOC, 1er juin 2026
École des hautes études en sciences sociales (EHESS)
CEHTA - Centre d'Histoire et de Théorie des Arts
https://aoc.media/analyse/2026/05/31/la-morale-du-soupcon-de-lia-visuelle/

« Une crise des images se manifeste depuis l’accès généralisé à la technologie de synthèse visuelle par IA en 2022. Elle se caractérise par un discours d’alerte dénonçant les "fausses images", inscrit dans le contexte plus général des résistances suscitées par l’essor des usages de l’IA générative sous la forme d’agents conversationnels, ou chatbots. »

✍️ Une de André Gunthert.

Pour lire l’article dans son intégralité, vous pouvez cliquer sur le lien en commentaire.

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