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11/03/2026
Soutenance de mémoire de Master 2 en gestion des systèmes éducatifs : Aboubacar Mandela Camara obtient une mention excellente - Lerenifleur224.com Après son inscription à l’Université internationale de langue française de la Francophonie, notamment à l’Université Senghor basée à Alexandrie en Égypte, pour une formation à distance en Master 2 en gestion des systèmes éducatifs, spécialité formation de formateurs et direction d....
26/12/2025
MEPU-A : Aboubacar Mandéla Camara passe la main à Oumar Sy au poste de conseiller chargé de la législation scolaire
Tenue ce Vendredi au ministère de l’Enseignement préuniversitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) de la cérémonie de passation de service au poste de conseiller chargé de la législation. Au cours de cette rencontre, l’occasion a été donnée à Aboubacar Mandéla Camara de revenir sur son passage dans un domaine longtemps relégué au second plan.
Il a exprimé tout d'abord sa gratitude à Dieu, au Président de la République, aux ministres qui se sont succédés et qui lui ont accordé leur confiance, ainsi qu’à l’ensemble de ses collègues et collaborateurs.
Dans sa communication, Mandéla a surtout replacé sa nomination dans son contexte réel : celui d’un environnement administratif où la législation scolaire était marginalisée, voire considérée comme superflue. À son arrivée, les textes régissant le système éducatif étaient pour la plupart obsolètes, peu appliqués et souvent confinés aux tiroirs de l’administration. Dans certains cercles, le poste même de conseiller en législation scolaire faisait l’objet de contestations ouvertes.
Malgré ce contexte peu favorable, l’ancien conseiller a pu compter sur l’accompagnement des cadres et services du département. Cette synergie lui a permis de s’impliquer simultanément dans plus d’une vingtaine de commissions, comités et conseils d’administration, y compris dans d’autres départements ministériels, tout en traitant plus d’une centaine de dossiers sur une période de quatre ans.
Parmi les réalisations majeures mises en avant figure sa contribution à la crédibilisation des examens nationaux. La révision des règlements généraux, qu’il a pilotée, a permis de renforcer le dispositif organisationnel et sécuritaire, mettant fin aux fuites de sujets qui minaient la confiance dans le système. Durant quatre sessions consécutives, aucun cas de fuite de sujet n’a été signalé avant le lancement officiel des épreuves.
Sur le plan normatif, une dizaine de textes législatifs et réglementaires ont été actualisés ou élaborés et vulgarisés. D’autres documents sont encore en cours de validation.
L’un des projets les plus emblématiques demeure toutefois la journée des élites de l’école guinéenne, dont il a assuré la coordination générale. Cette initiative a permis de mobiliser environ six milliards de francs guinéens en faveur de 110 lauréats des examens nationaux de la session 2023, incluant des candidats en situation de handicap. L’événement, organisé au Chapiteau, a réuni de hautes autorités de l’État, des membres du gouvernement, des diplomates, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs sociaux.
À la suite de cette mobilisation exceptionnelle, le Président de la République a personnellement accordé une dotation de 50 millions de francs guinéens à chacun des bénéficiaires, soit un montant global de 5 milliards 500 millions de francs, complété par des dons en nature : ordinateurs, tablettes, billets d’avion et autres équipements. Un geste qui, selon les témoignages recueillis, a profondément transformé la vie de nombreuses familles modestes.
Plus récemment, Aboubacar Mandéla Camara a été porté à la tête du comité technique national chargé de l’élaboration d’une nouvelle politique nationale et d’une stratégie nationale de l’alimentation scolaire, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial. Un travail stratégique qui devrait, dans les semaines à venir, doter la Guinée d’un cadre actualisé et cohérent en matière de nutrition scolaire.
Dans un esprit d’apaisement et de responsabilité, il a également tenu à présenter ses excuses à l’ensemble des collaborateurs qui auraient pu se sentir heurtés au cours des années de collaboration, rappelant que les divergences sont inhérentes au travail collectif. Il a insisté sur l’absence de toute rancune et réaffirmé sa disponibilité à continuer de servir l’administration.
Enfin, il a souhaité plein succès aux conseillers nouvellement nommés, avec une attention particulière pour son successeur, Oumar Sy, présenté comme un collaborateur de confiance, engagé de longue date sur les questions de législation scolaire.
Fait notable de cette passation : le ministre a instruit que les anciens conseillers continuent d’exercer leurs fonctions au sein des comités, conseils d’administration et instances techniques dont ils sont membres, jusqu’à nouvel ordre. Une décision qui consacre la reconnaissance de l’expertise accumulée et souligne que, malgré les changements de fonctions, le service de l’État demeure une mission permanente.
Mohamed Lamine Touré, secrétaire général du Réseau des Journalistes pour l'éducation Guinéenne
16/12/2025
Aboubacar Mandéla Camara : un bilan solide au service de la refondation de l’école Guinéenne
Le départ d’Aboubacar Mandéla Camara au poste de Conseiller chargé de la législation scolaire du MEPU-A marque la fin d’un cycle, mais certainement pas la fin d’un engagement. Au-delà des responsabilités, ce sont les actes, les réformes et la vision qui demeurent.
Durant près de quatre ans, dans un contexte institutionnel marqué par des lourdeurs administratives et des héritages obsolètes, Mandéla a su etre l’un des artisans les plus constants de la refondation du système éducatif Guinéen. À une période où la législation scolaire était reléguée au second plan, méconnue du grand public, il a pu remettre ce poste au cœur des réformes structurelles du MEPU-A, en participant activement à l’élaboration, à l’actualisation et à la rationalisation de nombreux textes réglementaires.
Son action ne s’est pas limitée à un bureau ou à une fonction technique. Elle s’est inscrite dans une dynamique globale de gouvernance éducative : coordination des examens nationaux dans plusieurs régions, participation à des instances stratégiques nationales, contribution à des projets soutenus par des partenaires internationaux comme la Banque mondiale, implication dans les politiques d’alimentation scolaire, de capital humain, de santé scolaire et de mérite académique. À cela s’ajoutent des missions de terrain à l’intérieur du pays.
Ce bilan n’aurait pas été possible sans la confiance renouvelée des autorités de la transition. Il convient, à cet égard, d’adresser une mention particulière à Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, pour la confiance placée à plusieurs reprises en ce cadre, ainsi qu’aux différents gouvernements et ministres sectoriels qui lui ont permis d’exercer ses responsabilités dans un esprit de service public.
Le départ d’un poste ne saurait effacer l’empreinte laissée ni remettre en cause la valeur d’un homme. Pour ma part, ma confiance envers Aboubacar Mandéla Camara demeure entière et inchangée. Son parcours, son expertise en gestion des systèmes éducatifs, en leadership éducatif et en questions de genre, ainsi que son sens de l’État, restent des atouts précieux pour la Guinée, aujourd’hui comme demain.
30/11/2025
L’EDUCATION, UN LEVIER TRANSFORMATEUR: Mes conseils au prochain Président de la République (Aboubacar Mandéla Camara)
L’école étant un appareil idéologique d’Etat (AIE), le prochain Président de la République de Guinée devrait s’en servir pour enclencher un véritable développement de la Guinée sur les plans socioculturel et économique. Car la Guinée à laquelle nous aspirons tous dépendra du type de citoyens que nous allons ‘’construire’’ aujourd’hui, notamment, à travers l’éducation et la formation.
L’emblématique Nelson Mandela disait que : «l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde».
Joseph Ki-ZERBO dans son livre intitulé ‘’Eduquer ou Périr’’, renchérit en affirmant que : «L’éducation, c’est le logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir des sociétés».
Ces affirmations de ces illustres idéologues (Mandela et KI-ZERBO) ne sont pas anodines. Tous les spécialistes des questions d’éducation et de développement sont unanimes du rôle crucial et primordial de l’éducation pour toute transformation de quelque société que ce soit.
Depuis l’antiquité, l’éducation a été, sous ses multiples formes, un appareil étatique de transformation progressive et de progrès de la société. Elle remplit plusieurs fonctions dont les six principales sont :
La fonction d’éducation et de formation ;
La fonction de socialisation ;
La fonction d’inculcation idéologique ;
La fonction de reproduction ;
La fonction de sélection ;
La fonction de promotion collective et de développement
La fonction d’inculcation idéologique qui nous concerne ici est, sans nul doute, la principale fonction pour la transformation du système éducatif, par ricochet, de la transformation de la Nation tout entière. C’est pourquoi, Louis Althusser définit l’école comme un «Appareil idéologique d’Etat (AIE), c’est-à-dire un système d’institutions, d’organisations et de pratiques correspondantes où est réalisée la totalité ou une partie de l’idéologie d’Etat. En tant qu’appareil idéologique d’Etat, l’école apparaît ainsi comme un instrument de cette « machine » de répression qu’est l’Etat.»
Dans l’histoire récente du monde, plusieurs pays ont réussi leur émergence économique grâce à cette transformation idéologique de leurs systèmes éducatifs. Les USA, la Chine, le Singapour, le Japon, la Malaisie, la Corée du Sud et la Turquie en sont des exemples très illustratifs. Aujourd’hui, ces pays exportent leur savoir-faire et attirent les plus brillants cerveaux dans leurs institutions d’enseignement, y compris à l’étranger. A travers leurs systèmes d’enseignement, ils ont réussi à modeler de nouveaux types de citoyens modèles qui contribuent efficacement au processus de développement et qui vont à la conquête du monde. Les écoles américaines, françaises et turques, entre autres, pullulent dans les quatre coins du monde.
Une grande majorité des leaders visionnaires du début des indépendances en Afrique avaient entamé cette inculcation idéologique à travers l’école comme le démontre le Guide international des systèmes d’éducation (UNESCO 1979). C’était le cas, entre autres :
du Congo où l’un des principaux objectifs de l’éducation était de «réaliser l’unité nationale grâce à un système scolaire unifié placé sous le signe de la mixité et ouvert à tous les groupes linguistiques sans distinction de tribu ou de secte» ;
du Ghana où la politique éducative avait pour principal but de «préparer les jeunes à devenir des membres efficaces d’une société moderne et productive» ;
du Mali dont les programmes éducatifs étaient fondés sur les valeurs maliennes et africaines.
En Guinée, la réforme de 1968 s’inscrivait dans cet élan. Elle avait quatre objectifs principaux à savoir :
créer une école de masse (ligne de masse ou démocratisation du savoir scientifique) ;
lier l’éducation à la production (transformation dynamique des réalités locales, de l’environnement et des campagnes, grâce à la maîtrise de la science et de la technologie) ;
réhabiliter les valeurs culturelles à travers l’étude des langues nationales dans les écoles ;
donner une «formation idéologique».
Malheureusement, cette réforme (l’école de la révolution) inspirée de la révolution culturelle chinoise, n’a pas survécu au changement de régime en 1984. L’on a «jeté le bébé avec l’eau de bain». Hélas !
L’avènement du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD), le 05 septembre 2021, à sa tête le Général Mamadi DOUMBOUYA, en plus d’être l’expression d’une prise de responsabilités, a aussi et surtout été le point de départ d’un nouvel espoir ; l’espoir d’une Guinée nouvelle, unie et prospère.
Des actions majeures ont été posées en faveur de la refondation de l’éducation, notamment la création du Prytanée militaire.
C’est pourquoi, au lendemain du 28 décembre 2025, il serait judicieux de poursuivre la refondation de l’école guinéenne-au sens de système éducatif- afin d’inculquer dans les esprits des jeunes apprenants, les valeurs citoyennes et de progrès ; autrement dit une école nouvelle pour une nouvelle Guinée. Cette inculcation idéologique à travers l’école est un garant de l’appropriation et de la pérennisation par les générations actuelles et celles montantes de la vision transformatrice que le futur Président de la République voudra insuffler pour l’émergence de la Guinée.
Comment opérer cette inculcation idéologique ?
Pour réussir l’inculcation idéologique à travers l’école, l’Etat doit opérer un certain nombre de mutations profondes au sein du secteur de l’éducation et de la formation. Parmi ces mutations à opérer, nous pouvons noter :
1-investir de moyens considérables dans les activités d’éducation civique et morale
L’éducation civique et morale joue un rôle prépondérant dans le processus de socialisation des individus, de la construction citoyenne et de l’inculcation idéologique. C’est pourquoi, il serait judicieux d’accorder de moyens considérables aux départements tels les ministères en charge de l’éducation et de la formation, de la jeunesse, de l’administration du territoire afin de les permettre de développer d’importants programmes à cet effet.
Aussi, il reviendra au ministère de l’éducation nationale de valoriser l’enseignement de l’éducation civique et morale (ECM) et d’adapter les cours de philosophie aux valeurs africaines et guinéennes.
2-Promouvoir l’alphabétisation comme moyen d’inculcation idéologique de la masse populaire
Une frange importante de la population guinéenne est soit analphabète, soit déscolarisée. D’où l’importance de promouvoir l’alphabétisation afin que personne ne soit laissée de côté.
Le programme national d’alphabétisation devra prendre en compte l’aspect d’inculcation idéologique.
3-Promouvoir davantage les activités culturelles et sportives en milieu scolaire
A l’origine, le concept ‘’école’’ vient du latin «schola» qui signifie «loisir studieux». Les activités culturelles et sportives, en plus d’être des jeux, sont aussi des espaces de sensibilisation, d’inculcation idéologique du corps enseignant, des élèves et même des parents d’élèves. Généralement, les intéressés sont eux-mêmes acteurs de propagande idéologique (méthode faire faire).
Par le passé, les troupes artistiques (danse et chant) et les équipes sportives étaient constituées par des éléments dont le talent s’est révélé à l’école lors des compétitions inter-scolaires.
D’où l’importance de promouvoir davantage les activités culturelles et sportives dans les concessions scolaires.
4-Réviser la loi d’orientation de l’éducation et adapter les programmes d’enseignement aux réalités socio-historiques, culturelles, politiques et économiques de la Guinée
La réussite du processus d’inculcation idéologique sera aussi tributaire des orientations de la loi sur l’éducation nationale et des contenus des programmes d’enseignement. Ceux-ci doivent refléter les réalités socio-historiques, culturelles, idéologiques et économiques du pays. Leur révision s’avère donc incontournable afin que l’école guinéenne concoure efficacement et effectivement à la maturation d’un nouveau type de guinéens, capables de construire une Guinée nouvelle.
Quels en seront les résultats ?
Le processus d’inculcation idéologique par le truchement de l’éducation produit d’importants résultats dont entre autres :
la maturation de citoyens modèles, patriotes et intègres ;
L’émergence de nouvelles générations, enracinées dans les valeurs socio-culturelles et vecteurs des valeurs républicaines ;
L’émergence d’une Guinée nouvelle ayant une identité sociale, culturelle et politique reconnue à travers le monde entier ;
La construction d’une nation guinéenne unie, paisible et prospère.
Quelles stratégies adopter ?
Pour réussir la mise en œuvre des mutations favorisant l’inculcation idéologique, il faudra :
Procéder à une restructuration du secteur de l’éducation et de la formation : soit en un ministère comprenant trois secrétariats d’Etat dont chacun sera chargé d’un sous-secteur, soit en deux ministères (Ministère de l’Enseignement Pré-universitaire, Technique et Formation Professionnelle et Ministère de l’Enseignement Supérieur, Recherche Scientifique et Innovation) ;
Renforcer la coopération culturelle avec des pays tels que la Chine, le Cuba, le Japon et la Corée du Sud qui sont des exemples en matière d’inculcation idéologique à travers leurs systèmes éducatifs respectifs ;
Rehausser la part du secteur de l’éducation et de la formation dans le Budget National de Développement (BND) à 25% pendant une décennie au moins à travers un programme qui sera dénommé ‘’Education vision 2040’’.
Enfin, retenons que la refondation d’un Etat est un processus qui peut, parfois, durer plusieurs décennies. Elle est tributaire de la maturation ou la construction de nouveaux types de citoyens, socialisés à travers des valeurs socio-culturelles communes et incarnant les valeurs républicaines qui régissent le fonctionnement dudit Etat.
Dans un tel processus, le secteur de l’éducation et de la formation a un rôle crucial et primordial à jouer, notamment par sa fonction d’inculcation idéologique.
Le prochain Président de la République devra donc faire de l’éducation, le véritable levier transformation de la Guinée en l’érigeant au rang d’appareil idéologique de l’Etat. Comme l’a dit un penseur bien éclairé : «Tant vaut l’école, tant vaut la Nation».
Aboubacar Mandela CAMARA
Sociologue, Expert en Gestion des Systèmes Educatifs
Certifié en leadership dans l’éducation (IIPE-UNESCO)
04/09/2025
Les 5 pas didactiques pour mieux enseigner:
1) Prérequis
C’est la vérification des connaissances antérieures des élèves.
L’enseignant s’assure que les bases nécessaires pour la nouvelle leçon sont bien acquises.
Exemple : Avant d’enseigner la multiplication, on vérifie si les élèves maîtrisent bien l’addition répétée.
2) Mise en situation
L’enseignant place les élèves devant un problème, une question ou une situation concrète qui suscite l’intérêt.
Cela motive et prépare les apprenants à recevoir le nouveau savoir.
( méthode : en groupe de travail Ou questions réponses)
Exemple : Montrer un problème de partage pour introduire la division.
3) Apport notionnel
(Résumé , caractérisation et emploi)
C’est le cœur de la leçon.
L’enseignant apporte la nouvelle connaissance (notion, règle, définition, concept).
Il explique, illustre et donne des exemples.
Exemple : Expliquer la règle de l’accord du participe passé.
4) Activités de Réinvestissement
Les élèves appliquent la nouvelle connaissance dans des exercices, des activités ou des situations pratiques.
Cela permet de vérifier la compréhension et de consolider les acquis.
Exemple : Faire plusieurs exercices de grammaire après avoir appris la règle.
5) Bilan
On tire les conclusions (analyse réflexive sur la réussite et l’échec de la séance)
Comment calculer le bilan d’une séance
Taux de réussite : On prend le nombre d’élèves qui ont compris la séance, on le divise par l’effectif total de la classe, puis on multiplie le résultat par 100. Le pourcentage obtenu représente le taux de réussite .
Taux d’échec : On prend le nombre d’élèves qui n’ont pas compris la séance, on le divise par l’effectif total de la classe, puis on multiplie le résultat par 100. Le pourcentage obtenu représente le taux d’échec.
Conseil pédagogique :
Lorsque le taux d’échec est supérieur à 50 %, la leçon doit obligatoirement être reprise. C’est une règle importante que certains enseignants ont malheureusement tendance à négliger.
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07/07/2025
À seulement 14 ans, Adama Kadé Touré publie son tout premier roman intitulé L’encre du destin. C'est un ouvrage de 150 pages édité par Innov Éditions.
Une jeune plume qui fait déjà ses premiers pas dans l’univers littéraire.
À très bientôt pour la dédicace !
06/07/2025
COMMUNAUTE DE PRATIQUE EN LEADERSHIP DANS L’EDUCATION EN AFRIQUE: Aboubacar Mandela CAMARA, désigné Coordinateur
Courant février-mars 2025, des hauts cadres, cadres et experts dans le domaine de l’éducation d’une quinzaine de pays africains ont bénéficié d’un renforcement de compétences sur le leadership dans l’éducation. Ce séminaire qui s’est tenu pendant six semaines en ligne et en présentiel à Dakar, République du Sénégal, a été initié par l’institut international de planification de l’éducation de l’UNESCO, sur financement de la fondation Bill et Melinda GATES.
En tout, une trentaine de participants et participantes venu.e.s des différentes régions de l’Afrique ont bénéficié de cette importante formation, première du genre sur le continent. Ils ont été outillés, entre autres, sur : la conduite du changement dans l’éducation, comment combler l’écart entre la politique et la pratique, la conception intelligente d’une politique éducative, la mobilisation des parties prenantes, conduire à un environnement propice et le leadership transformationnel.
Des formations animées par des experts internationaux de très haut niveau, reconnus pour la plupart à l’échelle mondiale pour leur contribution significative à la qualification des systèmes éducatifs mondiaux. Il s’agit, entre autres de : Madame Beatriz Pont, Cheffe d'équipe formation globale de l’IIPE-UNESCO ; M. Patrick Nkengne, Spécialiste principal en politiques éducatives à l’IIPE-UNESCO ; Madame Palena Neale, Experte en compétences de leadership (Canada) ; M. Andy Hargreaves, Professeur invité, Université d'Ottawa, professeur de recherche, Boston College et membre de l’académie américaine de l’éducation ; M. Steve Munby, Expert en leadership scolaire (Royaume-Uni) et M. Andreas Schleicher, Directeur de la Direction de l’éducation et des compétences, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), initiateur du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA).
Dans le but, donc, de maintenir la dynamique initiée par cet important séminaire, les participants ont, au cours d’une récente réunion virtuelle, jugé nécessaire de mettre en place une communauté de pratique en leadership éducatif, permettant de continuer les échanges, mutualiser les expériences et renforcer la collaboration inter-pays.
C’est ainsi que notre compatriote, Aboubacar Mandela CAMARA, connu pour son leadership et son expertise dans le domaine de l’éducation, a été désigné par ses pairs pour assurer la coordination de cette communauté de pratique en leadership éducatif. Il sera secondé dans ses missions par Madame Rosa MAHDJOUB de l’Algérie.
A travers cette désignation, c’est la Guinée tout entière qui est honorée. C’est pourquoi, tous les acteurs de la communauté éducation guinéenne, devraient s’impliquer à la réussite des prochaines activités de cette communauté de leaders convaincus pour le bien des différents systèmes éducatifs à travers le continent africain.
Mohamed Lamine Touré
26/05/2025
Le Système Educatif Guinéen: Un système qui fonctionne par inertie, sans vision claire (Mohamed Lamine Touré)
Un système éducatif se défini comme étant un ensemble structuré des institutions, programmes, acteurs et normes qui organisent la formation des individus dans une société donnée. Il repose sur une vision claire des finalités de l’éducation, des priorités nationales, des contenus d’apprentissage, de la langue d’enseignement, de la gouvernance et du rapport entre l’école et son environnement culturel, économique et politique. Idéalement, un système éducatif doit être conçu en fonction des réalités historiques, sociales et culturelles du pays qui le met en place. C’est justement là que commence la problématique Guinéenne.
Le système éducatif Guinéen est hérité et non inventé. Plus de soixante ans après son indépendance, la Guinée peine à se doter d’un véritable système éducatif souverain. Le modèle actuellement en vigueur reste profondément marqué par les structures héritées de la colonisation française. Les programmes scolaires, la structuration du parcours académique (primaire, collège, lycée), le découpage disciplinaire, la langue d’enseignement ainsi que la logique des examens nationaux (CEPE, BEPC, BAC), traduisent une dépendance persistante à un modèle importé.
Loin d’avoir été repensé pour s’adapter aux réalités Guinéennes, ce système reproduit des contenus souvent déconnectés des besoins sociaux, économiques et culturels du pays. L’enseignement de l’histoire nationale reste marginal. Les langues nationales sont quasiment absentes des salles de classe. Et les pédagogies actives, fondées sur les réalités communautaires ou les savoirs endogènes, peinent à s’imposer face à la rigidité académique du modèle français.
De ce fait, on peut le dire sans risque de se tromper que c'est un système désarticulé du contexte Guinéen.
Notre système éducatif souffre de son manque de cohérence avec son environnement. L’école Guinéenne n’est ni un espace d’apprentissage de la citoyenneté active, ni un moteur de transformation socio-économique. Elle prépare à des diplômes, mais pas à la vie. Elle évalue par la mémorisation, mais pas par la créativité. Elle classe, mais ne libère pas. C’est un système qui fonctionne souvent par inertie, sans vision claire de ce que signifie former un Guinéen pour servir la Guinée.
La Guinée n’a pas encore construit un système éducatif à son image. Elle a un appareil scolaire, certes, mais sans véritable fondation idéologique nationale, ni projet éducatif enraciné dans les valeurs et les besoins de sa population. Ce n’est pas un hasard si les taux d’échec scolaire sont élevés, si les jeunes diplômés sont mal préparés au monde professionnel, ou si tant d’élèves et d’enseignants ne trouvent pas de sens dans ce qu’ils font.
Il est temps que la Guinée ose penser son école autrement. Cela suppose une rupture assumée avec le mimétisme institutionnel, et un effort collectif pour construire un système éducatif enraciné dans les langues, les savoirs, les réalités économiques et les aspirations du peuple Guinéen. Cela passe par une réforme ambitieuse de la formation des enseignants, une refonte des programmes, une revalorisation des langues et cultures nationales, et un pilotage plus participatif de l’éducation.
Un système éducatif véritablement Guinéen ne sera pas celui que l’on copie, mais celui que l’on invente avec audace, lucidité et ambition. Car aucun peuple ne se développe durablement avec l’école d’un autre.
Mohamed Lamine Touré, secrétaire général du réseau des journalistes pour l'éducation Guinéenne.
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11/03/2026